Ilona, étudiante en droit, effectuait un jogging matinal, vers 7h30, ce lundi matin. Soudain, un homme s'est mis en travers de son chemin et s'est jeté sur elle. "Il me bloque pour que je ne puisse plus bouger, met sa main sur ma bouche. Je me suis dit 'tu dois crier', te débattre, tu ne dois pas le laisser te violer. Je me débattais comme une furie, je lui donnais des coups de pied. Je n'ai pas essayé de le mordre, car j'ai eu peur qu'il me frappe. Il a essayé de mettre ses mains dans mon pantalon, mais il n'y est pas arrivé car j'avais fait un lacet très serré. Il n'a pas réussi à l'enlever complètement", a confié la jeune femme à nos confrères de BX1.

Ilona est parvenue à s'enfuir et a ensuite porté plainte à la police. "L'agent qui s'est occupé de moi a été super professionnel et ça m'a fait beaucoup de bien. C'est en parlant de ce genre d'agression que l'on peut les rendre encore plus visibles et mieux les traiter", a-t-elle expliqué.

Une expérience traumatisante que l'étudiante en droit analyse avec courage, recul et maturité: "Quand je croise un homme en rue, je le considère comme un potentiel violeur, mais je ne dois pas laisser cette agression déterminer tout le reste de ma vie." La victime affirme que cette rencontre ne la fera pas sombrer dans la psychose, et invite les victimes à témoigner et à dénoncer ce type d'agression sexuelle.

Pour rappel, cette semaine, une étudiante a déclaré avoir été violée à Etterbeek par un faux taximan en quittant une fête de l'ULB. Aucun suspect n'a encore été interpellé.