Alors qu'il se rendait au travail, Robin a vécu une petite mésaventure dont il se souviendra. "Bonjour, je viens de vivre un lundi matin de rentrée assez incroyable. [...] J'ai pris 135€ d'amende pour... un kinder bueno", a-t-il écrit sur Twitter avant de raconter en détails le pourquoi du comment de cette amende, rapporte nos confrères de Sudinfo.


De passage à la gare de Lyon à Paris lundi matin, le jeune Français, qui se rendait au travail et allait prendre le métro, s'achète un Kinder Bueno pour calmer sa faim. Pour le manger, pas d'autre choix que de mettre son masque, obligatoire dans les transports en commun autant en France qu'en Belgique, sous le menton quelques instants. Un geste qui n'est pas passé inaperçu auprès de policiers en civil qui se trouvaient dans la gare. "Et pendant que je dévale les escaliers en train de déguster ce qui sera mon petit dej' de ma matinée de travail, j'entends une dame sur l'escalator d'en face me gueuler dessus au loin", raconte Robin dans sa série de tweets, expliquant qu'un homme, aux côtés de cette femme, lui fait aussi une remarque, lui montrant son masque. Il leur lance un petit "Bande de tarés", sans savoir à ce moment-là qu'il a à faire à des policiers en civil.

Ces derniers le rattrapent d'ailleurs quelques instants plus tard, lui glissant leur carte d'agent sous le nez. Robin écope alors à cet instant d'une amende de 135 euros, pour non-respect du port du masque dans les transports. "Au début, quand ils me demandent ma carte d'identité, je crois à un contrôle. Mais non, pas le temps de dire une phrase que l'amende est déjà envoyée (en 30 sec)", écrit encore le jeune homme, qui a tenté d'expliquer que c'était un malentendu et que "135 balles d'amende pour un jeune pas très riche qui a mangé un kinder bueno", ça n'avait pas de sens.

L'histoire de Robin a été largement partagée et commentée sur les réseaux sociaux, autant par les "partisans" du jeune homme que par d'autres, qui lui ont fait remarqué que les policiers appliquaient les consignes. "Je ne dénonce pas une agression, je tweete juste une situation ubuesque parce que j'en ai envie et ça s'arrête là aussi", a-t-il déclaré quelques heures après son premier tweet, expliquant que ce qui l'avait dérangé était surtout le fait que les policiers étaient en civil. "Si c'était des policiers ou agents de sécurité identifiés, même si leur démarche reste stupide (car je mange un Kinder Bueno), évidemment que je n'aurais pas eu la même réaction. Car c'est leur job. Mais là, j'étais piégé. Par des policiers en civils, zélés, qui vadrouillent Paris pour faire des rappels à l'ordre pour tout et n'importe quoi, alors qu'ils ne sont pas identifiés comme policiers, ce qui clairement peut produire du conflit social (sur le masque)".