La problématique a en outre été mal traitée, écrit l'ex-Centre interfédéral pour l'égalité des chances dans une note d'intention rapportée vendredi par Le Soir. Le paquet d'informations recueillies par Unia met en exergue des discriminations manifestes dans la formation, le travail quotidien et dans les possibilités de promotion, ou encore une approche "deux poids, deux mesures" dans "l'application de sanctions disciplinaires et de licenciement", a précisé une source proche du dossier au quotidien.

Depuis l'apparition d'un tag islamophobe sur le casier d'une recrue il y a un peu plus d'un, plusieurs incidents se sont succédés, parmi lesquelles des propos xénophobes tenus sur les réseaux sociaux.

Unia refuse pour l'instant de s'épancher sur les détails des récits recueillis et compilés dans un pré-rapport finalisé cet été, faisant valoir des discussions en cours et à venir avec la hiérarchie du Siamu.

Cette dernière préfère elle aussi rester discrète et met toutefois en avant des éléments tels que son nouveau règlement de travail - supposé fluidifier les remontées d'information - comme preuve de sa volonté de tacler plus efficacement le racisme, explique Le Soir.