Ce samedi, les plages belges ont connu une forte fréquentation, engendrant des incidents dans plusieurs communes côtières. Une bagarre générale a notamment éclaté à Blankenberge, où la police a dû sévèrement intervenir pour calmer les ardeurs des touristes impliqués.

Après ces débordements, la bourgmestre Daphné Dumery (N-VA) a indiqué qu'elle ne souhaitait plus voir de touristes d'un jour à Blankenberge ce dimanche, estimant avoir besoin "d'un temps-mort". Une disposition que le bourgmestre de Knokke, Leopold Lippens (CD&V), a également décrétée ce samedi, et ce, jusqu'à nouvel ordre.

Les mesures ordonnées par les deux bourgmestres ont pris la forme d'arrêtés communaux, explicitant les conditions de cette interdiction. 

En ce qui concerne Blankenberge, la mesure ne vaut que pour ce dimanche, et prévoit toutes sortes d'exceptions: les propriétaires de seconde résidence sont toujours les bienvenus, tout comme les locataires d’une cabine de plage ainsi que les vacanciers pour des séjours de plus longue durée. Cet arrêté est également motivé par la bagarre survenue ce samedi, et surtout par la crise sanitaire actuelle: la bourgmestre veut en effet éviter la sur-fréquentation des plages sans respect de la distanciation physique. Les bourgmestres ayant le droit de prendre des mesures pour lutter contre la pandémie à l'échelle de leur commune, il semble dès lors difficile de remettre en cause la légitimité de cet arrêté communal.

En revanche, l'arrêté pris par le bourgmestre de Knokke est plus flou. La décision est motivée par des incidents qui seraient également survenus ce samedi, mais qui ne sont pas explicités, et dont l'ampleur est moindre que ceux de Blankenberge. De plus, l'arrêté ne prévoit pas de limite dans le temps: l'interdiction des touristes d'un jour est d'application "jusqu'à nouvel ordre". Ces deux composantes rendent ainsi l'arrêté communal de Leopold Lippens davantage contestable.