La chasse à l'homme se poursuit ce jeudi pour tenter de retrouver Jürgen Conings, le militaire qui a menacé de mort le virologue Marc Van Ranst. En fuite depuis mardi, le suspect avait abandonné sa voiture dans le parc national des Hoge Kempen. Des roquettes y avaient été retrouvées. Le parquet suspecte que l'homme ne soit en possession d'autres armes.

Mais comment un militaire répertorié comme "extrémiste potentiellement violent" par l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) a-t-il pu avoir accès à des armes ? Selon nos confrères de la VRT, Jürgen Conings aurait reçu une clé lui permettant d'accéder au dépôt d'armes.

"Jurgen Conings possédait un passe-partout, et pouvait ainsi accéder de façon inaperçue et sans aucun problème aux armes et aux munitions", explique un journaliste de la VRT. Selon lui, les procédures permettant de vérifier les allers et venues vers le dépôt d'armes présentent de nombreuses lacunes. Un système de caméras serait en effet installé pour filmer les personnes qui y passent, mais la machine supposée enregistrer les images serait cassée "depuis plusieurs années", sans jamais avoir été réparée.

Ces révélations pointent donc de graves failles de sécurité à la Défense. Plus tôt dans la journée, Ludivine Dedonder avait affirmé qu'une enquête était en cours et que des mesures avaient été prises. Selon elle, il est inacceptable qu'il ait eu accès à des armes et aurait dû être mis en retrait.