En cavale depuis deux semaines, le militaire Jürgen Conings reste introuvable ce mardi soir. Pour un ancien para-commando, qui a accepté de témoigner auprès de nos confrères de RTL Info, le fuyard a certainement bénéficié de l'aide de certaines personnes au sein de l'armée pour disparaître de la sorte dans la nature, avec des armes lourdes et munitions volées à l'armée. "Il y a dû y avoir des complices", affirme cet ancien militaire, car "si une arme n'est pas rentrée, l'armurier prévient l'officier de sécurité du bataillon, qui prend des mesures comme faire fermer la barrière du corps de garde en attendant que toutes les armes soient rentrées"

Pour lui, même si Jürgen Conings reste introuvable, ce n'est pas pour autant qu'il veut se faire oublier: "Je pense qu'il va frapper à un endroit où on ne l'attendra pas". Cependant, "avec difficultés car il y a de gros moyens mis en œuvre", précise l'homme, car le fugitif "n'est pas un Rambo, il a ses limites lui aussi".

Plus généralement, l'ex-militaire déplore surtout le laxisme en matière d'idées d'extrême droite au sein de l'armée. "Un adjudant de corps arborait des tatouages néonazis sur le bras, sans la moindre tracasserie", donne-t-il comme exemple. L'homme a pourtant averti sa hiérarchie de comportements déplorables, racistes et extrémistes, mais cela n'a mené à rien: "Je ne sais même pas si mon chef de corps a été mis au courant. On m'a plus ri au nez qu'autre chose".