"Les microbulles d'hydrogène dans les parois de la cuve du réacteur n'ont pas évolué et aucune nouvelle indication n'est apparue", est-il précisé. "Entre 2012 et 2015, les réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 ont été à l'arrêt pendant un certain temps après la découverte de microbulles d'hydrogène dans les parois en acier des cuves de réacteur. Des inspections approfondies ont finalement révélé que les microbulles d'hydrogène étaient déjà présentes lors du forgeage des cuves de réacteur. Au cours de ce processus, tout l'hydrogène n'a pas été retiré de l'acier, le laissant dans celui-ci et formant de petites cloques aplaties dans les parois en acier", explique l'Agence dans un communiqué.

Ces microbulles n'ont pas d'impact sur les structures en acier et n'évoluent pas avec le temps. L'AFCN avait conclu en 2015 que les deux réacteurs pourraient être redémarrés, étant donné que la robustesse des cuves et la sûreté des réacteurs restaient garanties en toutes circonstances.

Conformément aux règles de sûreté internationales, l'AFCN a imposé à l'exploitant des centrales, Engie Electrabel, de vérifier régulièrement la situation. La dernière inspection de Tihange 2, achevée fin décembre, a montré que "l'on pouvait observer de légères variations dans les résultats de mesure, mais celles-ci sont dues à la méthode de mesure. Ce résultat correspond aux attentes, car les mêmes conclusions étaient ressorties des inspections précédentes (en 2017)".

Tihange 2 est en révision depuis le 12 novembre dernier et devrait être à nouveau relié au réseau le 18 janvier. Le réacteur devrait cesser toute activité le 1er février 2023, selon la législation actuelle.