Le président français Emmanuel Macron avait décrété la dissolution du CCIF suite à l'assassinat du professeur d'histoire Samuel Paty. Ce dernier avait été décapité en octobre après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet.

Pour justifier leur action, les autorités françaises avaient déclaré le 2 décembre dernier que le CCIF "se livrait, sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l'étranger."

Cependant depuis, le CCIF s'est relocalisé en Belgique sous le nom de CCIE (Collectif Contre l’Islamophobie en Europe).

Le Vice-premier ministre et ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne explique que la loi belge ne dispose pas des moyens pour empêcher le CCIE de s'implanter sur le territoire: "Ce n'est pas prévu dans la Constitution belge car ça porte une trop grande atteinte à la liberté d'association. Cependant, nous gardons un œil sur les membres de cette organisation et si ce sont des extrémistes, nous pouvons les condamner", précise-t-il.

De son côté, Georges Dallemagne, député fédéral cdH, a déposé une proposition de loi pour mieux sanctionner les organisations dangereuses: "La Sûreté de l’État nous avait indiqué au moment de la commission attentats que nous ne prenions pas ces problèmes-là suffisamment au sérieux et qu'il fallait améliorer nos lois."