Lynché sur les réseaux sociaux, le cycliste qui a renversé une gamine de 5 ans est sorti du silence ce mercredi après avoir consulté son avocat, Philippe Culot.

Dans la soirée, l'homme de loi a publié un long communiqué dans lequel il reprend et commente les faits survenus le 25 décembre dernier. Sans surprise, Me Culot défend une thèse qui n'est, rappelons-le, pas celle du parquet, ce dernier ayant décidé de renvoyer le cycliste devant le tribunal correctionnel. Ceci dit, à lire le conseil du cycliste, ce dernier s'est arrêté après le contact avec l'enfant mais est reparti, confronté à l'agressivité du papa.

"Le 25 décembre dernier, sur un chemin rendu glissant par la neige, à proximité de la Baraque Michel, un cycliste de 61 ans a malencontreusement heurté une jeune enfant en tentant de se rééquilibrer après un passage sur le côté de la route", explique l'avocat..

"Une analyse sereine de la vidéo partagée par le père de l’enfant permettra à quiconque est déjà monté sur un vélo de cyclotourisme d’admettre que le mouvement du cycliste est habituel dans une pareille situation de glissade et qu’il ne s’agit évidemment pas d’un coup volontaire. Après avoir été interpelé par le père de l’enfant, comme le montre la vidéo, le cycliste s’est rendu compte de la chute intervenue et il s’est dès lors immédiatement arrêté pour présenter des excuses et s’assurer de l’état de santé de la fillette. Devant l’agressivité du père, il toutefois décidé de reprendre sa route afin d’éviter un fait de violence à son encontre".


"Le père de l’enfant, qui a filmé la scène et ensuite sollicité, pour une raison qui n’apparait pas immédiatement évidente, le partage de celle-ci par le plus grand nombre sur le réseau social Facebook, a depuis lors reconnu que sa fille était en pleine santé ce qui est évidemment l’élément le plus important en cette affaire et ce dont se réjouissent le cycliste et sa famille".

"Les dommages liés à ce partage massif sont toutefois incommensurables pour ce cycliste, père de famille et grand-père de plusieurs petits-enfants. Ces dommages ne sont pas seulement liés à la déferlante de commentaires haineux sur les réseaux sociaux et à la suite d’articles de presse".

"Ces dommages sont aussi et surtout liés au comportement totalement incompréhensible et disproportionné des autorités judiciaires qui ont alimenté, en diffusant un appel à témoins d’abord, en privant un sexagénaire sans aucun antécédent judiciaire de sa liberté ensuite et en annonçant enfin qu’une peine d’un an d’emprisonnement était encourue, la violence des propos tenus à l’encontre du cycliste des Fagnes".

"La publicité donnée par le Parquet du Procureur du Roi de Verviers à chacune des étapes de ce dossier est inadmissible et attentatoire à la présomption d’innocence dont doit jouir toute personne appelée à comparaitre devant un Tribunal, lequel, quoi qu’en pensent les internautes, sera le seul à dire quels faits sont avérés et quelle sanction, le cas échéant, doit être prononcée".

Pour l’heure, comme le demandent le conseil du cycliste et le papa de la gamine, le calme et la sérénité doivent revenir en cette affaire qui sera jugée en février prochain.