"Annie était une maman pour tous les étudiants étrangers", peut-on lire dans le New York Times. Durant toute sa vie, la Belge a en effet accueilli des dizaines d'étudiants de tous pays chez elle, à Liège. Mais pas seulement. "Tout le monde était toujours le bienvenu", précise Nicole Allen, une ancienne invitée d'Annie Feron, qui a tenu à lui rendre un dernier hommage à travers le New York Times.

Selon Nicole Allen, la Belge avait un énorme coeur. "Autour de la table, il y avait en moyenne 10 personnes. Si ses plats étaient bien belges, ses invités, eux, venaient de partout dans le monde". La Luxembourgeoise avait ainsi érigé l'accueil et l'hospitalité comme principes de vie.

Interrogée par 7sur7, la fille d'Annie Feron a également loué les qualités humaines de sa mère. "Il y avait toujours du monde à la maison, j'ai été élevée comme ça. (...) Elle était issue d'une famille nombreuse, active dans des mouvements de jeunesse." Le mari d'Annie, Joseph, décédé il y a quelques années, avait aussi le sens de l'accueil. "Il était fils unique, c'est sans doute pour ça qu'il voulait être entouré de beaucoup de monde. Ensemble, ils étaient curieux de tout, et surtout de découvrir des gens et des cultures différentes."

Une victime du Covid-19

"C'est incompréhensible qu'elle ait eu le Covid-19", déplore sa fille. "Elle faisait très attention et ne sortait plus de chez elle de peur de l'attraper." Malheureusement, elle l'a malgré tout contracté et en est décédée, le 27 octobre dernier. "Elle m'a dit 'j'ai eu une belle vie, j'ai fait plein de rencontres, je suis prête à partir'". Sur son lit de mort, l'octogénaire a toutefois tenu à adresser un dernier message à ses quatre enfants et ses dix petits-enfants, en les priant de continuer à accueillir les gens et à aider ceux qui en avaient besoin.