Cet intervalle a été réduit de 12 à 8 semaines, à la mi-mai, pour ceux qui ont reçu leur première injection d'AstraZeneca après le 31 mai. Il n'était alors pas possible d'étendre cette mesure à tous car les doses d'AstraZeneca dont disposait la Belgique n'étaient pas suffisantes. Cette décision a mené à une situation pointée par certains : des personnes plus jeunes, ayant reçu leur première dose plus tard, ont été vaccinées complètement avant des personnes plus âgées, considérées plus à risque.

Depuis, les livraisons d'AstraZeneca se sont accélérées, 862 400 doses devraient arriver au cours des trois premières semaines de juillet. Ainsi, la task force vaccination envisage désormais de raccourcir cet intervalle pour tout le monde. "Avec les livraisons promises, il serait en effet possible de donner cette deuxième dose plus tôtNous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que cela se produise. Nous ne pouvons pas faire de promesses pour l’instant, mais on y travaille. Aujourd’hui même et au début de la semaine prochaine, des réunions techniques sont à l’ordre du jour", a assuré Dirk Raemaekers à la tête de la task force.

L'épidémiologiste, Pierre Van Damme, qui fait partie de ce groupe de travail a appuyé cette annonce en rappelant que les deux doses sont nécessaires pour être protégé. “La question est très pressante. Et nous travaillons de toutes nos forces sur une solution", a-t-il indiqué.