Le Conseil National de Sécurité a entamé jeudi vers 18h30 sa réunion consacrée à la pandémie de coronavirus. De nouvelles mesures sont en préparation et, selon toute vraisemblance, elles seront de portée nationale. Les ministres-présidents des Régions et Communautés ont rejoint les membres du gouvernement fédéral rassemblés au cabinet de la Première ministre depuis 17h30. Des voix se sont fait entendre durant la journée en faveur du déclenchement de la phase fédérale du plan de gestion de crise et la prise de mesures qui s'appliqueront sur tout le territoire.

L'une des questions qui se pose est la fermeture des écoles. La mesure est controversée car elle risque de reporter sur les personnes âgées, catégorie à risque du coronavirus, la garde des enfants. A son arrivée au 16 rue de la Loi, le ministre-président flamand, Jan Jambon, a indiqué qu'il n'y était pas favorable. Son homologue de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet, n'a pas voulu se prononcer sur la question. Il a rappelé qu'il fallait d'abord entendre les recommandations des experts.

"On va vers des mesures complémentaires", a-t-il dit. "Mais on attend de nous du sang froid et de la responsabilité. Il faut assumer collectivement. Une crise comme celle-là nécessite l'unité nationale".

"Essayons de trouver des solutions communes dans l'union", a demandé pour sa part le ministre-président wallon, Elio Di Rupo.

"De telles mesures ont déjà été prises"

"Le temps est venu de passer à des mesures nationales", dans la lutte contre la propagation du coronavirus, a indiqué jeudi après-midi le vice-Premier ministre Koen Geens, à son arrivée à une réunion en Conseil des ministres restreint. "De telles mesures ont déjà été prises par le passé", rappelle-t-il, "notamment à l'occasion de l'épidémie de grippe mexicaine" qui avait touché la Belgique en 2009.


Les phases

Le plan de gestion de risque du SPF Santé publique comprend trois phases.

La phase 1 est dépassée : elle consistait à surveiller le territoire afin de garder, si possible, le virus hors des frontières du pays.

La phase 2, dans laquelle la Belgique est entrée le dimanche 1er mars, prévoit que les patients infectés soient isolés et soignés dans un service spécialisé. Mais aussi que soient répertoriées et surveillées les personnes avec lesquelles ils ont eu des contacts étroits.

La Belgique pourrait basculer en phase 3 vu que de nombreuses infections se déclarent. Selon les cas de figure, les patients seront traités à l’hôpital ou à domicile. En cas de propagation du virus, le gouvernement pourra annuler des réunions ou fermer des lieux accueillant du public ou interdire temporairement des déplacements.