Wallonie, Bruxelles et Flandre comptent recruter 2.000 enquêteurs qui seront chargés d'identifier les citoyens potentiellement contaminés par le coronavirus, en retraçant les contacts des personnes positives, informe L'Echo mardi.

Les personnes qui ont été en contact avec une personne porteuse du virus seront elles-mêmes invitées à se faire tester. Ceux qui seront déclarés porteurs du virus devront ensuite s'isoler pendant deux semaines. Ce contact tracing s'inscrit dans la stratégie d'abandon progressif des mesures de confinement. Selon une communication du ministre flamand Wouter Beke, les entités fédérées ont reçu pour tâche lundi, en conférence interministérielle, de mettre sur pied un système de "traçage des contacts" des personnes potentiellement contaminées. 

En Flandre, la plupart des 1.200 futurs 'contact tracers' estimés seront dans des callcenters, précise-t-il. Les Régions resteront en contact étroit à ce sujet et se coordonneront sur leur approche ainsi qu'en vue d'une "plateforme électronique" unique. La Wallonie a besoin de 600 enquêteurs, Bruxelles de 200 et la Flandre de 1.200. "Il s'agit d'un nombre important de personnes, mais heureusement, la formation n'est pas très difficile. Quelques heures de cours peuvent suffire", a expliqué à L'Echo une source proche du dossier. L'utilisation d'une application pour smartphone, de traçage des contacts, sera envisagée dans un second temps, en complément du traçage par contact humain, selon Wouter Beke.