Après les événements du premier avril et la fête "La Boum" qui a dégénéré, le collectif "L'Abîme" a rapidement lancé la deuxième édition de ce festival clandestin. Prévu pour le 1er mai, l'événement Facebook rassemble déjà 5 400 personnes confirmées et 12 300 intéressées à l'heure où nous écrivons ces lignes. A la suite de ces événements, Annelies Verlinden, la ministre de l'Intérieur, avait envoyé une lettre ouverte au collectif.

Ce à quoi les organisateurs avaient répondu. "Votre mission, si vous l’acceptez madame la ministre puisque vous nous avez proposé votre aide, est de nous accorder l’autorisation officielle ainsi qu’une date pour l’organisation d’une Boum 2 dans le bois de la Cambre et, si vous le jugez nécessaire, de nous proposer des règles sanitaires qui prendraient en considération les avis de spécialistes dont certains estiment que le risque dans ce genre d’événement est minime et pourtant tellement vital à notre jeunesse."

Ce mercredi, le cabinet de la ministre CD&V a répondu à "L'Abîme" chez nos confrères du Nieuwsblad. "La date du 1er mai est trop proche", commence-t-elle. "Les chiffres ne sont pas encore assez bons. Le nombre de contaminations est encore très élevé. Seulement 16 % de la population a été vaccinée. Les chiffres sont en baisse, mais ils restent trop élevés."

Annelies Verlinden se dit également ouverte au dialogue avec le groupuscule. Tout en précisant qu'il n'a laissé aucune adresse de contact. Que ce soit sur Facebook ou dans la lettre ouverte. Précisons également que ce n'est pas Annelies Verlinden qui détermine les autorisations de fêtes ou non. Il s'agit du bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, qui ne s'est toujours pas exprimé sur le sujet.