Le ministre ainsi que le Premier ministre Alexander De Croo ont adressé cette demande à la task-force. Une conférence interministérielle de la Santé se tiendra mercredi matin -la campagne de vaccination implique en effet les Régions- et, jeudi, la task-force se réunira en vue d'ajuster son "plan d'attaque". Vendredi, ce plan sera présenté devant la commission de la Santé de la Chambre.

Après un "démarrage prudent", la campagne doit s'accélérer, a reconnu M. Vandenbroucke pour qui aucun des vaccins actuellement disponibles ne peut rester inutilisé.

Des critiques se font entendre depuis quelques jours sur l'organisation de la campagne. Selon plusieurs députés de l'opposition, la Belgique a pris du retard si on la compare avec d'autres pays européens, en particulier l'Allemagne.

Plusieurs médias ont également publié la lettre adressée par un collectif de médecins au ministre dans laquelle ils lui demandent de vacciner en priorité le personnel soignant. Vu le nombre limité de vaccins disponibles pour le moment, des choix ont dû être faits et la campagne a commencé par les maisons de repos et le personnel soignant qui y travaille. Or, selon les auteurs de ce courrier, il faut aussi vacciner en priorité les autres soignants en contact direct avec la maladie.

"Quel aveu d'impréparation!" a souligné la cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck. "Vous êtes sous pression et vous découvrez le 5 janvier qu'il faut un plan d'attaque". "Notre pays souffre incontestablement d'un manque de préparation logistique pour cette campagne de vaccination contre le Covid-19", a lancé Sofie Merckx (PTB).

Dans les rangs flamands, la N-VA et le Vlaams Belang ont aussi vertement critiqué le ministre et la lenteur de mise en route du processus.

Le ministre flamand Beke évoque aussi une accélération de la vaccination

Le ministre flamand du Bien-être Wouter Beke (CD&V) évoque lui aussi mardi une accélération de la campagne de vaccination contre la Covid-19, indiquant via Twitter qu'il n'est plus nécessaire de maintenir un stock de deuxièmes doses pour ceux qui ont déjà eu la première. "Pfizer a confirmé aujourd'hui les livraisons des prochaines semaines", indique-t-il. "Grâce à cela, nous ne devons pas maintenir de stock pour administrer la seconde dose, et nous allons pouvoir vacciner plus rapidement les résidents et le personnel des maisons de repos".

La confirmation des livraisons est pour le ministre flamand une nouvelle importante, car ce sont ces livraisons qui sont "la principale variable" des plans de vaccination. Côté wallon, la ministre Christie Morreale répète elle aussi que le rythme de vaccination dépend avant tout de l'arrivée des doses promises par le fabricant.

Normalement, le vaccin BioNTech-Pfizer, le seul contre le coronavirus actuellement autorisé dans l'UE, doit être administré en deux doses, à 21 jours d'intervalle. Le producteur a déjà indiqué ne pas garantir la même efficacité si on n'administre qu'une seule dose.

Le fait que les prochaines livraisons soient confirmées devrait permettre d'utiliser sans attendre les "deuxièmes" doses qui avaient été mises au frigo pour assurer la seconde piqûre des premiers vaccinés, a expliqué Wouter Beke au parlement flamand.

La campagne belge de vaccination à grande échelle a débuté ce mardi, centrée dans une première phase sur les résidents et une partie du personnel des maisons de repos et maisons de repos et de soins. Côté bruxellois, on visait fin décembre l'administration d'une première dose à tous les résidents avant la dernière semaine de janvier, donc en l'espace de trois semaines environ.

Pour la Flandre, le ministre Wouter Beke a avancé mardi le même délai: d'ici le 25 janvier, tous les résidents devraient avoir eu une première dose, sauf exception en cas de flambée.