Société

La Défense a détruit, mercredi, le 5.000e projectile explosif chimique dans le centre de démantèlement de Poelkapelle après le lancement de la nouvelle chambre de détonation en 2017, indique la Défense dans un communiqué.

"Après l'inauguration officielle le 19 avril 2017 et la mise en service de la nouvelle chambre de détonation le 26 avril 2017, le 5.000e projectile a été détruit mercredi. Cela diminue le stock accumulé entre l'arrêt de l'ancienne installation de démantèlement en août 2012 et l'ouverture de la nouvelle chambre de détonation en avril 2017", précise la Défense.

Entre 1998 et 2012, des projectiles à charge toxique ont été démantelés à Poelkapelle. Mais en août 2012, un explosion, rendant l'installation inutilisable, a contrait l'armée à stocker des obus toxiques à ce moment-là. La nouvelle chambre de détonation a été mise en service cinq ans plus tard.

5.000 projectiles (armes chimiques) de la Première Guerre mondiale contenant un agent toxique liquide (comprenant du gaz moutarde et du phosgène) ont été détruits depuis lors. Ces projectiles étaient d'origine allemande, française et britannique.

Chaque année, le service de déminage de l'armée (SEDEE) récolte 9.000 obus divers dans la zone du Westhoek, dont 10% à charge toxique.