"Il fallait faire quelque chose pour enrayer la courbe alarmante des contaminations au covid-19. Mais si le Gouvernement bruxellois était intervenu bien à temps et n'avait pas laissé la situation dérailler, cette mesure drastique aurait pu être évitée. Ce sera sans doute hélas le coup de grâce pour de nombreux établissements horeca", a commenté l'élue de l'opposition qui redoute "un carnage social".

Celle-ci a ajouté qu'au cours de l'été, déjà, plusieurs experts avaient tiré la sonnette d'alarme, sans que le gouvernement bruxellois n'intervienne.

"Le ministre-président Rudi Vervoort déclarait même à l'époque que 'les chiffres n'étaient pas alarmants et qu'il préférait attendre de voir l'évolution'. Or, tout le monde savait alors que nous nous dirigions lentement mais sûrement vers une situation dramatique", a reproché Mme Debaets, accusant le gouvernement Vervoort d'être "vraiment resté dans le déni durant de nombreuses semaines, voire des mois".


Pour Gilles Verstraeten (N-VA), cette situation aurait pu être évitée si le gouvernement bruxellois, dont "la responsabilité est écrasante", avait reconnu "la gravité de la situation et agi plus tôt".

Le député a ajouté qu'il avait demandé, déjà au cours de l'été, davantage de capacités et un meilleur accès aux tests, davantage de contrôles des grands rassemblements ainsi qu'une meilleure prise en charge et une meilleure information à propos des règles de base.