Plus de traces de l’animal depuis le mois de mai alors qu’elle attendait des petits.

La louve Naya, qui rôdait dans le Limbourg, a probablement été abattue, a affirmé vendredi le centre Natuurhulp, actif dans la protection des animaux en Flandre. Repérée en Belgique au début de l’année 2018, Naya se promenait depuis lors dans le Limbourg et n’a plus donné signe de vie depuis le mois de mai dernier.

De quoi inquiéter les associations et scientifiques en charge de la surveiller, d’autant plus qu’elle attendait des petits la dernière fois qu’elle a montré le bout de son museau.

Mais, depuis que le dernier cliché de Naya a été pris, aucune trace de la louve ou de sa progéniture n’a été retrouvée. De quoi éveiller l’inquiétude mais aussi des soupçons. " Il est peu probable que la disparition soit liée à une difficulté lors de la mise bas ", selon le centre Natuurhulp, qui n’hésite pas à pointer du braconnage et l’action d’un ou plusieurs chasseurs limbourgeois. " Elle a été vue pendant des mois. Et pendant des semaines nous avons vu August (NdlR : le mâle) marcher clairement dans la même direction que Naya pour lui apporter de la nourriture ", indique pour sa part Jan Loos, de Welcome Wolf, à nos confrères du quotidien Het Laaste Nieuws. " Mais, depuis le début de l’été, nous n’avons plus vu Naya nulle part. August est toujours visible mais son comportement a changé. Il chasse moins, marche dans des directions différentes. Il est clair qu’il n’a plus à s’occuper de sa partenaire ou de ses petits. "

Plusieurs scénarios peuvent expliquer cette disparition, mais Jan Loos semble sûr de lui. " Renversée ? Morte en couches ? C’est impossible. J’ai déjà eu des coups de téléphone et des messages vocaux dans lesquels des chasseurs menaçaient de les tuer. Ils l’ont littéralement annoncé. "

Toujours est-il que d’autres causes peuvent être étudiées, comme un problème de santé ou un accident, mais les chances semblent plus réduites. Selon le centre Natuurhulp, il est très rare de voir une louve mourir en couches. Et en ce qui concerne un accident avec un véhicule, le risque est évidemment plus élevé mais on aurait alors retrouvé l’animal mort ou blessé au bord de la route. L’hypothèse du braconnage garde donc toute sa cohérence, même si les chasseurs pointés du doigt ont réagi à la rumeur avec véhémence, dénonçant une action calomnieuse et sans preuves.

De son côté, le Département nature et forêt de la région flamande mène une enquête depuis le mois de mai pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé.