Le baromètre rassemble 16 indicateurs dont celui de la pauvreté infantile, du nombre de compteurs à budget, des logements sociaux, de la pauvreté et de la précarité dans l'enseignement. Ces divers éléments indiquent si une commune a progressé ou régressé au cours de ces douze dernières années.

La pauvreté a surtout connu une progression importante dans les communes autour de Bruxelles et d'Anvers. Vilvorde et Denderleeuw en sont des exemples. "Celles-ci ne s'en sortaient déjà pas très bien en 2008 et ont évolué de manière particulièrement négative. La précarité s'est fortement accentuée", explique Michel Debruyne de la plateforme des Objectifs de la Décennie. "Les villes fonctionnent comme une pompe à pauvreté pour les communes environnantes. La pauvreté s'étend."

Les chiffres datent de la fin 2019 et la crise du coronavirus n'a fait qu'exacerbé les besoins, poursuit la plateforme. "La pandémie a accentué, approfondi et creusé la précarité. Les groupes les plus pauvres et les plus vulnérables ont été particulièrement affectés par le confinement et la crise économique." Ce qui fait qu'aucune commune n'est épargnée par la paupérisation.

La plateforme appelle dès lors le politique à agir d'urgence. "Au niveau fédéral, les minima sociaux (comme le salaire minimum et les allocations de chômage, ndlr.) doivent être relevés tandis que les CPAS doivent être mieux soutenus", poursuit Michel Debruyne. "Le gouvernement flamand doit augmenter les allocations sociales du paquet croissance (allocations familiales, ndlr.) afin de lutter contre la pauvreté infantile et investir massivement dans le logement social."