Celle-ci a été réalisée à l'occasion de la Journée mondiale de la vue, célébrée le 8 octobre. L'Organisation mondiale pour la santé (OMS) estime qu'en Belgique, une personne sur 1.000 est aveugle et une sur 100 est malvoyante. La croissance démographique et le vieillissement de la population augmentent considérablement le risque de voir davantage de personnes développer des troubles oculaires ou une déficience visuelle.

La perspective de devenir aveugle ou malvoyant inquiète trois Belges sur quatre, indique Eqla. Pourtant, en cas de diagnostic de malvoyance, 25% des sondés ne savent pas spontanément vers qui se tourner. Il apparaît d'ailleurs que les Belges ont une mauvaise connaissance des types de handicap visuel, 30% d'entre eux confondant cécité et malvoyance.

La cécité est considérée comme le handicap le plus contraignant par 74% des répondants. Ils pointent avant tout les difficultés pour faire ses courses (88%), prendre les transports en commun (87%), cuisiner (86%) ou utiliser un smartphone (81%).

L'enquête révèle en outre que quatre personnes sur cinq sont prêtes à apporter leur aide à une personne malvoyante. D'ailleurs, la moitié des répondants a déjà aidé une personne déficiente visuelle, que ce soit spontanément (39%) ou parce qu'on leur a demandé (13%). À l'inverse, un dixième des répondants n'a pas osé proposer son aide.

Si la déficience visuelle n'est pas perçue spécialement comme un frein à l'emploi, l'accès à la vie culturelle et sociale est par contre plus complexe, pensent 29% des Belges. Six personnes sur 10 estiment néanmoins que les pouvoirs publics ne sont pas assez attentifs aux besoins des personnes déficientes visuelles, notamment en matière d'inclusion (emploi, scolarité, vie sociale) et d'accessibilité (transports, lieux culturels, bâtiments publics).

Cette étude a été réalisée en ligne entre le 9 septembre et le 18 septembre 2020 par l'institut Incidence auprès d'un échantillon de 1.001 répondants.