En Wallonie, les agents sont plus nombreux sur leur lieu de travail, mais les données chiffrées ne sont pas encore complètes. Les syndicats du personnel pénitentiaire ont appelé à une grève de 48h à partir de mardi à 6h du matin, afin de protester contre un assouplissement des règles de visite pour les détenus. Les représentants du personnel craignent un risque sanitaire accru, au moment où les contaminations au coronavirus repartent à la hausse.

En raison de ce mouvement de grogne, le service minimum ne peut être assuré dans pratiquement aucune prison flamande ou bruxelloise. Seule celle de Ruiselede (Flandre occidentale) compte assez de personnel présent.

L'action est la plus suivie dans les prisons de Malines, Gand et Bruges. La police est venue en renfort dans celles de Gand, Hasselt, Malines, Saint-Gilles et Forest.

La grève a également été bien suivie pendant les services de nuit.

En wallonie, le quota d'agents nécessaires pour assurer le service minimum, voire même plus, est atteint dans les établissements d'Andenne, Ittre, Jamioulx, Marche, Marneffe, Namur, Paifve, Saint-Hubert et Tournai. Par contre, les données ne sont pas encore disponibles pour ceux de Nivelles, Mons, Leuze, Lantin, Huy et Arlon.

Une nouvelle concertation est prévue jeudi après-midi au sujet des règles de visite. "Nous n'avons pas encore reçu de proposition en vue de cette réunion", indique Robby De Kaey de la CGSP Justice. "Probablement qu'on attend pour cela le prochain Conseil national de sécurité."

Celui-ci se réunit ce mercredi matin pour évaluer les mesures liées à la propagation du Covid-19.