Un local, dans lequel se tenaient régulièrement des discussions confidentielles entre des avocats et leurs clients, était équipé d'une caméra de surveillance qui filmait en permanence, enregistrait les sons et les transmettait vers un autre local de la police où se trouvaient des enquêteurs.

La pratique a été mise au jour par l'Organe de contrôle de l'information policière (COC). Une plainte avait été déposée par un avocat et son client, qui soupçonnaient la police d'avoir entendu ce qu'ils s'étaient dit lors d'un entretien confidentiel.

Le COC n'a pas voulu nommer la zone de police en question, "moyennement grande". Le dossier a été transmis au parquet de Flandre orientale qui a ouvert une enquête.

Il n'y a pas d'indications concrètes que cette pratique ait également cours dans d'autres zones de police du Royaume, mais on ne peut l'exclure, selon Frank Schuermans, membre de l'Organe de contrôle. "Nous n'avons pas la capacité de contrôler toutes les zones de police. Nous faisons chaque année une série d'enquêtes proactives et des visites dans des zones de police et entités de la police fédérale. Dans ce cadre, l'utilisation de caméras est un thème récurrent."