Les corps de police locale ont demandé à 4.200 reprises un accès aux images des caméras de la SNCB l'an dernier, rapporte De Tijd vendredi. C'est une augmentation notable par rapport à l'année précédente.

Contrairement à la police fédérale des chemins de fer, la police locale n'a pas accès directement aux images de la société ferroviaire. La Commission de la police locale serait favorable à un accès en temps réel à ces images.

L'an dernier, les zones de police ont dû demander ces images à 4.200 reprises, contre 3.440 en 2017.

Actuellement, pour pouvoir suivre les images en direct, la police locale doit se rendre dans un centre de la police des chemins de fer à Bruxelles et obtenir pour cela l'aval explicite d'un juge d'instruction ou d'un magistrat du parquet, ce qui est considéré comme un frein.

La SNCB, de son côté, souligne que les images sont surveillées au sein de ses salles de contrôle. "Les affaires suspectes sont directement signalées à la police locale. Par ailleurs, les demandes urgentes de leurs services sont traitées sous 24h", déclare le porte-parole de la SNCB Dimitri Temmerman.