La police pourra compter parmi les groupes prioritaires à qui le vaccin sera administré. L’annonce est tombée ce samedi : l’arrivée prochaine de 443.000 doses du vaccin d’AstraZeneca va permettre d’entamer dès la mi-février la vaccination contre le Covid-19 de plusieurs groupes de personnes âgées de 18 à 55 ans, dont du personnel soignant, les résidents et le personnel d’institutions de soins, des personnes à risques et remplissant des fonctions critiques comme les policiers sur le terrain, a indiqué samedi la task force vaccination.

La police était demandeuse. Le commissaire général Marc De Mesmaeker en avait fait part à la ministre de l’Intérieur.

Avec l’arrivée d’AstraZeneca, cela devrait donc se concrétiser. C’est ce que réclame la CGSP Police qui abordera le sujet dès mercredi prochain en comité supérieur de concernation. “J’ai demandé qu’on mette ce point en priorité. Nous voulons connaître la méthodologie. Vacciner en optant pour la priorisation, en faisant passer d’abord les policiers qui sont en première ligne, je peux parfaitement le comprendre. Mais commencer par ce groupe et laisser les autres policiers attendre des mois, cela n’a pas de sens. Il faut que l’ensemble des hommes et des femmes appartenant à la police puisse être vacciné pour le mois de juin. Cela comprend aussi le personnel calog ainsi que le personnel d’entretien, sinon on risque de ne pas obtenir les résultats désirés”, affirme Eddy Quaino, permanent CGSP Police.

Le représentant syndical estime que protéger une partie d’un commissariat ne va certainement pas réduire les risques de contaminations. “Les policiers travaillent en équipe mais ils se croisent en permanence au sein d’un commissariat. L’exemple de ce commissariat du Brabant Wallon, où de par la présence d’un policier à haute charge virale, l’ensemble du personnel a dû rentrer à la maison, cela ne va pas”, pour suit Eddy Quaino.

Se pose également la question de l’organisation de la vaccination de la police. Il nous revient que le site de l’hôpital de Neder-over-Hembeek, qui dépend de la Défense, pourrait servir comme centre à disposition de la police.

La CGSP réclame également un congé de vaccination pour les membres de la police.

“Faire partie des catégories qui doivent être prioritaites, cela nous parraissait logique et c’est une bonne chose qu’on puisse ainsi être suivi. Reste à espérer que les 42000 membres de la police intégrée puisse rapidement être tous concernés”, termine le permanent CGSP.