Les autorités belges ont décidé de contrôler plus strictement le respect des mesures mises en place pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus. C'est surtout la police qui va être sollicitée pour veiller au grain.

Si la police affirme qu'elle s'acquittera loyalement de ces tâches, elle met en garde contre des problèmes de capacités dus aux nombreuses tâches supplémentaires qui lui incombe. "On regarde toujours en direction de la police mais on atteint notre maximum", prévient Nico Paelinck, président de la Commission permanente de la police locale, après une réunion du groupe de travail en charge de l'application des mesures.

Le chef de la police locale avertit qu'en raison de ces missions supplémentaires, le travail régulier des policiers risque d'être réduit. Il pense notamment aux activités habituelles opérées dans les quartiers.

La police demande que d'autres services prennent aussi leurs "responsabilités". Il renvoie notamment à la SNCB et à l'agence flamande de la santé. M. Paelinck estime par exemple que l'entreprise ferroviaire devrait assumer un suivi des mesures Covid.

"Contrôler les quarantaines n’est pas un travail de policier"

"La réalité est que toutes les tâches ne peuvent pas être effectuées", estime samedi le vice-président du SLFP Police, Vincent Houssin. "Il manque 3.500 agents. Nous sommes noyés depuis des années. Maintenant, toutes ces tâches vont s’ajouter, et bientôt le Brexit", s’inquiète le syndicaliste.

M. Houssin dénonce la politique d’annonce du gouvernement. La réalité est que la police ne peut pas remplir toutes ces tâches, et que le gouvernement devra donc fixer des "priorités", note-t-il.

Selon le syndicat, il n’entre pas dans les tâches de la police de contrôler les mesures de quarantaine. D’autres services peuvent s’en charger, selon le syndicat libéral de la police.