Soit presque autant que pour l'ensemble des maladies professionnelles l'année précédente (2.473), rapportait jeudi Le Soir. Au total, 8.693 demandes introduites cette année pour le coronavirus ont fait l'objet d'une décision, dont 226 ont donné lieu à un refus.

Parmi les trois catégories de travailleurs salariés qui peuvent prétendre à la reconnaissance, le personnel des soins de santé et assimilé (personnel des pouvoirs locaux s'occupant des soins, du transport des patients, de l'accueil aux centres de triage, des examens et analyses des échantillons) représente une écrasante majorité (8.420 demandes et 2.420 décisions).

Viennent ensuite les travailleurs des secteurs cruciaux et des services essentiels (248 demandes, 24 décisions) qui sont restés actifs durant le premier confinement.

La reconnaissance d'une maladie professionnelle permet au patient de bénéficier d'un revenu de remplacement équivalant à 90% de son salaire (au lieu de 60% pour les autres cas) et à la prise en charge du ticket modérateur.

Parmi le personnel infirmier et les aides-soignants, 85% des demandeurs sont des femmes, ressort-il des chiffres relevés par Le Soir.