Selon Molenberghs, nous nous trouvons sur un plateau depuis novembre et les chiffres fluctuent autour de celui-ci depuis un certain temps. "En soi, ce n'est pas anormal pour la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement", affirme-t-il.

D'après lui, la part du variant britannique du virus est toujours plus importante en Belgique. Le mutant est désormais impliqué dans la moitié des nouvelles infections. Il précise d'ailleurs que ce taux devrait atteindre 80% au cours des deux à trois prochaines semaines. "Ces semaines seront cruciales", a ajouté le biostatisticienn qui a souligné que tout dépendrait du comportement des Belges. 

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M. Molenberghs est également revenu sur les images de foule qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux ce week-end. Que ce soit à Anvers ou à Bruxelles, de nombreux Belges ont profité du beau temps pour se réunir dans les espaces verts et célébrer le retour des beaux jours. Pour l'expert membre du GEMS, il n'y a pas de quoi s'inquiéter pour autant. "On a surtout vu passer les images les plus marquantes, mais cela ne signifie pas que c'était de telles fêtes partout", a-t-il estimé. "Qui plus est, les activités extérieures sont beaucoup plus sûres que celles organisées à l'intérieur. Le beau temps doit plutôt être vu comme une bonne nouvelle, tant pour la propagation du virus, que pour le bien-être de la population."