Le nouveau gouvernement souhaite désormais réaligner l’effort de défense de la Belgique sur celui des alliés européens non nucléaires de l’Otan en augmentant sa capacité militaire. La nouvelle stratégie gouvernementale est claire : rendre la profession de militaire plus attractive et ainsi améliorer la rétention des soldats dans leurs casernes. Pour ce faire, les négociateurs se sont accordés pour soutenir une stratégie d’investissement plus humaine qui se concentre notamment sur une recapitalisation du personnel militaire. Il faut dire que la Défense fait face à un grand défi. Elle devra recruter pas moins de 10 000 nouvelles têtes ces prochaines années pour remplacer la génération des militaires nés entre 1946 et 1964, qui partiront prochainement à la retraite.

Pour y arriver et réaliser les objectifs de la "Vision stratégique" approuvée par le gouvernement Michel Ier en juin 2016, la Défense a annoncé la semaine dernière ouvrir l’an prochain un nombre record de 2 300 postes (1 250 recrutements de soldats et matelots, 800 de sous-officiers, 250 d’officiers, 150 civils et 420 réservistes). Afin d’attirer ces centaines de candidats, le gouvernement Vivaldi prévoit d’instaurer un recrutement qui veillera à respecter une plus grande diversité des profils et une pyramide des âges mieux équilibrée.

Une meilleure gestion du personnel

Pour s’assurer du bien-être des militaires, le gouvernement travaillera à la modernisation de la politique du personnel, à la préparation des formateurs et des instructeurs en vue d’accueillir et de soutenir les nouvelles recrues et à l’amélioration de la mobilité à l’intérieur et à l’extérieur de l’administration, en collaboration avec les services régionaux de l’emploi. En vue d’améliorer la gestion des ressources humaines de la Défense et d’alléger la charge de travail parfois écrasante des soldats, le futur gouvernement réfléchira à la mise en place d’une réserve flexible et renforcée, ainsi qu’à la possibilité de faire appel au personnel civil.