Sous réserve de l’accord final, le gouvernement, "en concertation avec les entités fédérées, reconnaîtra l’Union bouddhiste belge comme une organisation qui fournit une assistance morale dans une perspective philosophique non confessionnelle", peut-on lire dans le rapport des formateurs.

Pour l’Union bouddhiste, il s’agirait de l’aboutissement d’un long combat. C’est en 2006 qu’elle avait introduit une demande de reconnaissance qui lui permettra de bénéficier d’aides officielles à l’instar des cultes chrétiens, du judaïsme, de l’islam, et de la laïcité organisée. Notons qu’il s’agirait de la reconnaissance d’une "philosophie non confessionnelle", actant la dimension plus philosophique que religieuse du bouddhisme, qui compterait plus de 130 000 sympathisants. 

Notons aussi que le fédéral devra convaincre les entités fédérées : un texte de reconnaissance est prêt depuis des mois, mais la Flandre, souhaitant l’avis des Provinces, l’avait freiné.