La place Flagey à Ixelles a été le théâtre d'un très gros rassemblement samedi soir, des centaines de personnes ont fêté la réouverture des terrasses. Les cafés et restaurants étaient autorisés à servir des clients jusqu'à 22h, mais la plupart des personnes présentes à Flagey sont restées sur place bien après cette heure de fermeture. Finalement, vers 1h du matin, la police, qui surveillait le rassemblement, a commencé à évacuer les lieux.

Le bourgmestre d'Ixelles, Christos Doulkeridis, a passé la soirée aux côtés des fêtards et de la police, comme il l'a expliqué ce dimanche sur RTL TVI. "Nous avons essayé d'être compréhensifs, dès 20h. On a discuté avec les personnes qui étaient dehors", a détaillé le bourgmestre, précisant que l'intervention de la police a eu lieu tard car le but n'étais pas "de rentrer dans un jeu de surenchère et de provocation" avec les personnes présentes en terrasses. Mais pour Christos Doulkeridis, certains fêtards n'ont pas été très respectueux, ne suivant pas les mesures sanitaires et n'écoutant pas les demandes répétées de quitter les lieux: "À 00h30 encore, j'ai fait tous les groupes et j'ai fait des appels par haut-parleur pour demander aux gens de quitter les lieux par respect pour les voisins. À un moment donné, la seule option qui restait était de faire évacuer la place par les forces de l'ordre."

Déçu, Christos Doulkeridis va prendre des mesures plus strictes

L'évacuation des lieux a été effectuée "le plus calmement possible" par le petit nombre de policiers présents, même si quelques heurts ont fait deux blessés (dont un agent de police). "On a dû utiliser une autopompe, mais ce n'était pas pour viser sur les gens, mais pour donner le signal qu'il fallait partir", a aussi précisé le bourgmestre ixellois. Ce qu'il regrette "très très fort", c'est surtout que l'effort pour instaurer un dialogue avec les fêtards ne s'est pas avéré payant du point de vue du respect des mesures sanitaires. "Hier, c'était le premier soir de la levée du couvre-feu et on a eu cette volonté-là (d'être compréhensifs, ndlr). Mais il est exclu que je puisse accepter que la ville et les endroits où il y a des habitants puissent être considérés comme des lieux où on va faire la fête", a-t-il annoncé à Belga, "On devra prendre des mesures plus strictes dès aujourd'hui, mais j'espère que les gens vont comprendre d'eux-mêmes que ce n'est pas possible de faire cela tous les jours."

"Ce qui est décevant c'est que les gens nous disent d'arrêter de les infantiliser, mais après cela, il n'y a pas non plus de prise de responsabilité dans leurs comportements", a encore déploré Christos Doulkeridis. "Finalement, cela donne raison à ceux qui disent qu'il faut des couvre-feux, qu'il faut des règles, imposer des choses et qu'il faut sanctionner. C'est vraiment dommage."