Les vacances à peine commencées que pointent déjà les premiers soucis relatifs aux départs et retours des voyageurs. Alors que la Catalogne a annoncé le reconfinement de deux régions ce week-end pour juguler le rebond épidémique, les Belges s'interrogent sur la marche à suivre pour les vacanciers présents dans ces zones. Craignant une seconde vague, de nombreux virologues appellent depuis lors à ce que soit imposé un test à tous les voyageurs revenant des régions à risque, suggérant également que ces Belges se mettent en auto-quarantaine.

Le Risk Management Group a émis un avis ce lundi 6 juillet, recommandant à son tour le dépistage et la quarantaine face à des vacanciers qui auraient séjourné dans l'une des régions à risques. Il revient désormais aux autorités du pays de se prononcer. Les ministres de la Santé vont ainsi se réunir ce mardi à 19 heures en conférence interministérielle pour acter notamment du sort des Belges qui voyageront dans des régions où l'épidémie connaît un inquiétant rebond. Une décision pourrait suivre.

Mais, de son côté, le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, fait déjà savoir que se tiendrait dès cette après-midi une réunion du gouvernement du sud du pays pour aborder le problème. Le socialiste ne laisse que peu de suspense quant à la tournure que prendront les discussions. "Il est acquis que ces personnes seront mises en quarantaine chez elles", écrit M. Di Rupo sur Twitter. Il a toutefois ajouté qu'il souhaitait que le procédé adopté soit uniforme, au nord et au sud de la Belgique. "Je souhaite que la durée de la quarantaine et le caractère contraignant ou incitateur soit identique dans les trois régions du pays", conclut-il.

Quelles sont les zones à risques ?

Le Risk Management Group a estimé, ce lundi, que devait être considéré comme zone à risques tout endroit où des mesures plus strictes ont à nouveau dû être imposées. Parmi les destinations européennes, l'Espagne (la Galice et la Catalogne) et le Portugal ont opté pour un reconfinement de certaines régions. En dehors de l'Europe, des pays tels que le Maroc, l'Australie et le Mexique ont également imposé un second lockdown dans plusieurs villes.