Directeur de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, le médecin et microbiologiste belge Peter Piot a été nommé conseiller de la présidente de la Commission européenne pour la recherche sur le Covid-19. Lui qui a été touché par le virus en mars dernier s'est exprimé, dimanche soir dans l’émission "De zevende dag", sur l'arrivée éventuelle d'une deuxième vague de l'épidémie.

Considéré comme une "sommité" dans son domaine, le médecin et microbiologiste belge Peter Piot fut l’un des codécouvreurs du virus Ebola, avant d’être à la tête de l’Onusida (Programme commun des Nations unies sur le VIH-sida), de 1995 à 2008. Ce baron belge fut aussi récemment nommé conseiller de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour la recherche sur le nouveau coronavirus dont il a lui-même été sévèrement touché. Le Brabançon de 71 ans répondait d'ailleurs aux 100 questions de la Fondation Tedmed début avril concernant le coronavirus.

Dimanche soir, lors de la très populaire émission "De zevende dag", diffusée sur la VRT, le virologue a été interrogé sur une possible deuxième vague de cette pandémie de coronavirus et ses conséquences. 

"Il est inévitable que le virus revienne" a indiqué Peter Piot par visioconférence. "Il ne disparaîtra pas. Mais je ne pense pas qu'il s'agira d'une vague massive, mais de quelques retours de flammes comme on l'on observe déjà en Chine et en Corée du Sud, pays qui ont été les premiers touchés. En fait, nous n'en sommes qu'au début de l'épidémie", a déclaré le docteur Piot. 

"Mais je suis assez optimiste quant à la façon dont nous allons gérer cela. Maintenant que nous connaissons beaucoup mieux le virus, nous pouvons intervenir très rapidement et c'est le meilleur moyen de contenir une épidémie. Je pense que l'Allemagne est l'un des meilleurs exemples. Ils ont une politique centrale, ils ont disposé très tôt de beaucoup de tests, mais beaucoup de décisions ont été prises au niveau local". 

Invitée sur le plateau également, l'infectiologue Erika Vlieghe qui est la présidente du Groupe d'experts en charge du déconfinement en Belgique, a quant à elle a regretté le manque de leadership dans cette crise du coronavirus. "Un capitaine m'a beaucoup manqué sur le navire pendant cette première vague. Quelqu'un qui fixe le cap, quelqu'un qui dit ce qu'il faut faire, tant en Belgique qu'en Europe" a-t-elle regretté dans "De zevende dag".