Le confinement n'a fait que renforcer les inégalités entre hommes et femmes dans notre pays, selon les résultats d'une enquête menée par la Vrije Universiteit Brussel (VUB), dont Het Nieuwsblad a fait état lundi matin. 

"Il semble que ce soient principalement les femmes qui essaient de jongler entre les sphères privée et professionnelle à la maison", explique le chercheur Theun Pieter van Tienoven. Il y a un mois et demi, le groupe de recherche TOR de la VUB a lancé une enquête (www.dagelijksleven.eu) dans laquelle il voulait observer de quelle manière la crise sanitaire affecte la vie quotidienne. Les premiers résultats de l'étude montrent que le confinement est plus stressant pour les femmes que pour les hommes.

En moyenne, nous disposons, hommes comme femmes, d'une heure de temps libre supplémentaire par jour, 6 heures au lieu de 5 heures, et sommes une heure de moins sur la route, mais les hommes ont en moyenne une heure de temps libre de plus par jour que les femmes qu'en 2013. Les femmes consacrent en moyenne une demi-heure de plus par jour aux travaux ménagers et à la garde des enfants, et en moyenne une demi-heure de plus par jour au sommeil qu'en 2013.

"Les premiers résultats montrent que pour l'instant, le stress lié au temps n'est pas aussi important que prévu", explique le sociologue Theun Pieter van Tienoven. "Nous sommes moins pressés par le temps qu'avant la crise du coronavirus. Mais il reste stressant de gérer en un seul et même lieu le travail, le suivi de l'enseignement pour ses enfants, le ménage et les loisirs. Bien que la répartition quotidienne du temps diffère peu entre les femmes et les hommes, il semble à première vue que ce soient principalement les femmes qui tentent de gérer aussi bien les sphères professionnelle et privée à la maison", conclut le chercheur.