Donner ou non de l’argent aux associations ? Et pourquoi ? Ces sujets sont au cœur des recherches menées par Fanny Dethier. Pour cette doctorante au Centre d’Économie sociale HEC Liège, la crise sanitaire provoque deux effets sur les associations qui cherchent à attirer des dons. « On observe deux mouvements contradictoires : d’une part, la confiance du grand public envers les institutions ‘en général’ est ébranlée à cause de la manière dont les élites gèrent et communiquent durant la crise du covid. Cette méfiance rejaillit malheureusement sur les associations, et donc sur les dons. Mais d’un autre côté, les gens ont tendance à exprimer davantage de signes de solidarité. Les organisations du secteur social sont plus actives sur le terrain, ce qui est très apprécié par les donateurs. »

Le phénomène n’est certes pas facile à objectiver. Que dit le Baromètre des associations réalisé chaque année à l’initiative de la Fondation Roi Baudouin ? Au cours des douze derniers mois, la moitié des associations ont vu leur situation financière se dégrader. Et 95% estiment que la cette dégradation est liée à la crise du covid-19 .

Diffusé en novembre 2020, le dernier Baromètre repose sur des enquêtes menées en septembre et octobre auprès de 700 associations, incluant des questions sur l’impact de la crise du covid.

On y relève encore que les subsides publics restent une source de financement stable et très importante pour le secteur. Les autres sources de revenus, en ce compris les dons de particuliers et soutiens de fondations privées, ont par contre diminué. Les associations actives dans les secteurs de la culture et des loisirs, et de la coopération au développement enregistrent la plus forte dégradation de leur situation financière. Mais aucun secteur n’est épargné : le secteur social, de la santé, de l’environnement et du bien-être animal sont aussi touchés.

Créativité et flexibilité

La crise du covid a un impact important sur le fonctionnement normal des associations, en particulier dans le secteur de la culture et des loisirs, et de la coopération au développement, qui ont connu une diminution considérable, voire un arrêt total de leurs activités.

L’impact sur les associations actives dans les secteurs social et de la santé est plus varié : une association sur cinq a considérablement développé ses activités, tandis qu'environ un tiers a réduit ou cessé ses activités.

Pour autant, les associations ont fait preuve de créativité et de flexibilité : depuis mars, 42% ont implémenté de nouveaux objectifs et/ou nouvelles activités pour faire face aux défis liés à la crise. C’est notamment le cas de Viva for Life : comme bien d’autres opérations de solidarité, elle a dû se réinventer dans l’urgence et faire place au virtuel. Elle a pu compter sur des partenaires, comme Camille , pour mettre en place des « Défis collectifs ».

« Alors que nous faisons face de plein fouet à la deuxième vague de COVID-19, nous tenons à souligner, avec cette nouvelle étude, le rôle sociétal essentiel des associations et à attirer l’attention sur leur situation financière difficile. Pour permettre au secteur de continuer à garder le cap en cette période troublée, il importe de rester solidaire, aujourd’hui et encore plus, demain », insiste la Fondation Roi Baudouin.

Camille, partenaire de Viva for Life : pourquoi ?

Rester solidaire en cette période compliquée est quelque chose de très important pour beaucoup d’acteurs de la société. Chez Camille , la Caisse d’allocations familiales, les équipes se sont demandé comment traduire, concrètement, cet engagement.

« Les allocations familiales sont vitales pour de nombreuses familles qui les considèrent comme le dernier rempart contre la pauvreté. Chaque jour, nos équipes mettent tout en œuvre pour aider, rassurer et accompagner les parents en situation précaire partout en Wallonie, expose Céline Maldague, Chargée de communication chez Camille . L'engagement de Camille auprès de Viva for Life est rapidement apparu comme une évidence. Il s’inscrit dans le prolongement de notre mission légale de payer des allocations familiales et soutient notre ambition d'aider les parents à réussir leur projet de famille en leur facilitant la vie. »

Pour toutes ces raisons, Camille est partenaire de Viva for Life et soutient l’action en participant à un défi collectif, « L’usine à Badges », d’ici au 18 décembre. N’hésitez pas à participer !

© Camille

Un Viva for Life 2020 réinventé dans l’urgence

Depuis son lancement en 2013, l’événement a permis de collecter plus de 25 millions d’euros et d’ainsi soutenir 608 projets au sein d’associations. Celles-ci travaillent directement auprès des enfants précarisés âgés de 0 à 6 ans en Belgique francophone, et développent des projets liés aux problématiques de la pauvreté infantile.

Cette édition 2020 est plus que jamais nécessaire, car la crise empire considérablement les conditions de vie des familles vivant dans la pauvreté en Belgique. Cette année encore, les trois animateurs Sara De Paduwa, Adrien Devyver et Ophélie Fontana relèveront le défi d’animer 144h de direct sur la radio Vivacité. Pendant 6 jours et 6 nuits, ils ne sortiront pas de leur studio de verre.

Tous les collaborateurs de Camille unissent leurs forces et déploient leur énergie pour récolter un maximum de dons au profit de Viva for Life.