"A titre personnel, j'opterais pour une autre approche que la production quotidienne de chiffres", a-t-elle fait valoir. "Dès la mi-janvier, on entendait déjà à la radio les chiffres quotidiens sur la situation en Chine. Ensuite, la situation était suffisamment grave qu'il était important pour la population d'être bien informée. Par la suite, après le confinement, je pense que l'on aurait pu adapter notre communication."

"Cette publication quotidienne a provoqué beaucoup de pression. Il fallait récolter les données, qui étaient arrêtées à 16h00 la veille. Il fallait ensuite les traiter, les analyser, puis les traduire et les diffuser dans les deux langues. Les collègues ont travaillé régulièrement jusqu'à 3h du matin."

"Quarante-cinq personnes ont travaillé sur la crise. Les équipes sont extrêmement fatiguées, nous sommes en train d'avoir du renfort."