Le nombre de centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles passera en outre de trois à dix, ont fait savoir lundi le Premier ministre Alexander De Croo et la secrétaire d'État à l'Égalité des genres, Sarah Schlitz, lors de leur visite du centre de prise en charge des victimes de violences sexuelles de l'hôpital universitaire de Gand.

En Belgique, une peine maximale de 5 ans de prison est prévue pour le viol d'une adulte sans circonstance aggravante. "Personnellement, je trouve cela trop peu", a indiqué le Premier ministre. Il plaide pour un débat au Parlement à ce sujet.

"Il y a encore un travail considérable" à effectuer, a-t-il reconnu en cette Journée internationale des droits des femmes. "Trop de femmes sont victimes de violence. Nous devons y être attentifs dans notre politique, pas seulement aujourd'hui mais tout au long de l'année."


Depuis leur création en 2017, les trois centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles (Gand, Bruxelles et Liège) ont accueilli 3.473 victimes. L'âge moyen de celles-ci est de 25 ans et près de trois sur dix (28%) sont des mineurs. Ces centres sont accessibles jour et nuit. Les victimes peuvent recevoir des soins, faire une recherche de traces et éventuellement déposer plainte. Leur approche multidisciplinaire "porte ses fruits: les victimes se rétablissent plus rapidement et déposent plus souvent plainte", explique le gouvernement dans un communiqué.

Trois nouveaux centres ouvriront leurs portes cette année, à Anvers, Charleroi et Louvain. En 2022, quatre centres supplémentaires verront le jour.