Médecins en difficulté a mis en place un numéro d'urgence en réponse à l'assassinat du médecin Patrik Roelandt, survenu à Ingelmunster en 2015. Depuis son lancement, la plateforme a reçu 297 signalement pour violences envers des médecins. "Il s'agit généralement d'agressions verbales, commise par un patient connu du médecin ou non, ayant ou non un passé psychiatrique", explique Lieve Galle, de Médecins en difficulté. "La conséquence pour le médecin est généralement limitée à une menace contre l'intégrité physique." Outre les agressions verbales, des signalements de pressions psychologiques, de violences physiques et d'agressions sexuelles parviennent également à Médecins en difficulté.

Le médecin généraliste Jos Vanhoof, membre de l'Association belge des syndicats médicaux (ABSyM), souligne qu'il existe de nettes différences entre les régions urbaines et rurales. "C'est surtout dans les villes que nous constatons une agressivité à l'égard des médecins", poursuit-il. Selon M. Vanhoof, les agressions se produisent plus lors des gardes que pendant les consultations classiques et les visites à domicile. "La relation entre le médecin et le patient est alors moins bonne et moins personnelle. Nous constatons que les patients perdent plus souvent le contrôle dans ce contexte et réagissent de manière agressive."

"L'incident le plus extrême est bien sûr celui qui s'est produit il y a quelques années et qui a causé la mort du Dr Roelandt. Outre les agressions verbales, nous observons également d'autres formes d'agressions, comme le fait de pousser et de bloquer les voitures", ajoute M. Vanhoof. Selon le médecin généraliste, il est nécessaire de se traiter de nouveau avec respect. Les médecins doivent également tenir compte des autres cultures et de l'opinion des patients.

Le Dr Patrik Roelandt avait été poignardé mortellement par un patient, Danny Samyn, alors qu'il effectuait une visite à domicile en 2015. M. Samyn avait été condamné à 30 ans de prison.