L’épisode de douceur de la fin février nous a presque fait oublier que le printemps n’avait pas encore officiellement commencé. C’est désormais le cas pour le printemps météorologique (qui a commencé le 1er mars) et le printemps astronomique (qui a commencé ce samedi). Pourtant, le soleil est encore bien discret et on est loin de la douceur d’il y a un an, alors que la Belgique vivait sous cloche. Évidemment, la météo n’est pas une science exacte et chaque année est différente. Mais, bonne nouvelle, la douceur et le soleil vont faire leur retour dans quelques jours. “Nous allons encore vivre une semaine en demi-teinte avec des températures qui vont progressivement remonter après un week-end froid. Vendredi et samedi, par contre, la pluie sera de la partie, analyse Pascal Mormal, météorologue à l’IRM. La semaine prochaine, nous allons voir une nouvelle poussée des températures, pour atteindre 19 à 20 degrés. Cela pourrait même être un peu plus, mais les données doivent encore être affinées.

Le printemps est-il de retour pour de bon ? “Au niveau des températures, on ne va pas rester à un plateau aussi haut par la suite, mais il semble qu’on échappera aux précipitations jusqu’à la fin du mois de mars, voire pour début avril”, estime-t-il.

Une bonne nouvelle donc à l’approche des vacances de Pâques durant lesquelles les Belges auront besoin de soleil et de douceur pour ce qu’on espère être les dernières semaines des mesures strictes en vigueur sur notre territoire.

Et qui dit début du printemps dit aussi bilan de l’hiver. Avec une semaine de grand froid (mais qui ne peut pas être classée comme une vague de froid) et plusieurs épisodes neigeux à partir des fêtes de fin d’année, on pourrait penser qu’on a connu un hiver rigoureux, mais il n’en est rien. “Globalement, l’hiver 20-21 était conforme aux normales de saison, avec une température moyenne de 4,65 degrés. C’est tout de même légèrement au-dessus des normales de saison (4,0 degrés, NdlR), mais bien en deçà de la moyenne de l’année passée puisqu’on avait observé une moyenne de 6,27 degrés, soit le troisième plus doux depuis 1833, rappelle-t-il. Par contre, l’enneigement a été très correct avec par exemple une couche qui a tenu plus d’un mois dans les Hautes Fagnes. C’est cela aussi qui a donné l’impression de vivre un hiver très froid.