"L'ordre de transférer M. Djalali à la prison de Karadj (à une trentaine de kilomètres de Téhéran, NDLR) n'a pas été appliqué. Tout ce que nous savons à présent, c'est qu'il s'agit d'un report de quelques jours. Nous sommes quelque peu soulagés mais il court toujours un grand danger", a précisé Lore Van Welden, porte-parole d'Amnesty International Flandre.

L'ONG, ainsi que les institutions académiques auxquelles le chercheur est lié, continuent de se mobiliser - en ligne principalement - afin d'attirer l'attention politique sur la situation du scientifique. Ils espèrent ainsi pousser l'Iran à relâcher Ahmadreza Djalali.

Son épouse affirme que Téhéran utilise son cas pour faire libérer le diplomate iranien Assadollah Asadi, actuellement jugé en Belgique pour la planification d'une attaque terroriste. De son côté, Amnesty préfère ne pas se prononcer sur un éventuel lien entre les deux affaires.

L'organisation a mené une nouvelle action mercredi devant l'ambassade d'Iran à Bruxelles, en collaboration avec des étudiants de la VUB et de l'Université libre de Bruxelles (ULB).

Ahmadreza Djalali, spécialisé dans la médecine de catastrophe, a été arrêté et accusé d'espionnage en 2016, lors d'un voyage professionnel en Iran. Reconnu coupable d'avoir transmis au Mossad (les renseignements extérieurs israéliens) des informations sur deux responsables du programme nucléaire iranien ayant permis leur assassinat entre 2010 et 2012, il a été condamné à mort fin octobre 2017, "à l'issue d'un procès manifestement inéquitable", selon Amnesty.