Neigera-t-il à Noël ? C’est la question qui revient chaque année à quelques jours du réveillon. Et en cette année où rien ne tourne rond, plus rien ne peut nous étonner. Car avoir un Noël blanc, c’est assez rare que pour en faire un phénomène météo inhabituel en Belgique.

C’est évidemment sur les hauteurs du pays qu’on observe le plus souvent de la neige le 24 et/ou le 25 décembre. Depuis 1980 c’est arrivé 11 fois (81, 82, 86, 90, 93, 94, 95, 2001, 2003, 2009, 2010 et 2014). À plus basse altitude, on ne retrouve que quatre épisodes neigeux pour Noël, en 1981, 1986, 2009 et 2010.

Et cette année ? Les prévisions ne sont pas encore tout à fait certaines, mais il y a de bonnes chances de voir des chutes de neige, sur les hauteurs du pays seulement. “Jusqu’à mercredi, la Belgique sera sous un flux tropical avec des températures pouvant atteindre 13 ou 14 degrés, prévient Pascal Mormal, météorologue à l’IRM. La date charnière sera donc ce jeudi 24 décembre, date à laquelle nous allons passer sous un flux polaire. Il semble presque assuré qu’il va neiger durant la soirée et la nuit du réveillon au-dessus de 500 ou 600 mètres d’altitude. Plus bas, je dirais qu’il y a 50 % de chances de voir de la neige au-dessus de 300 mètres.

Pas de Noël blanc généralisé donc, encore une fois. Par contre la fin de l’année pourrait réserver quelques surprises. “Il est intéressant de se pencher sur les tendances à plus long terme, sur une dizaine de jours, explique-t-il. Il faut encore attendre plus de précisions, mais on peut s’attendre à de la neige sur l’ensemble du pays aux alentours de la Saint Sylvestre, avec une couche assez considérable sur l’ensemble de l’Ardenne. On se dirige en tout cas vers la dernière semaine de décembre la plus froide depuis 2014.

Une dernière semaine qui fait en quelque sorte un pied de nez au reste de l’année, 2020 étant répertoriée comme l’année la plus chaude de tous les temps. “Avec les dernières prévisions, nous arrivons à une moyenne de 12,15 degrés pour l’année écoulée, calcule-t-il. On bat le record de 2014 et 2018 qui culminaient à 11,9 degrés et c’est donc la première fois qu’on passe le seuil des 12 degrés. Cela confirme le réchauffement global de ces dernières années.