Pour y parvenir, l’exécutif entend renforcer les contrôles sur nos routes. Il est même question d’un objectif chiffré : chaque année, un conducteur sur trois devra être contrôlé, qu’il s’agisse de vitesse, d’alcool, ou encore d’utilisation du GSM.

Parmi l’ensemble des principes annoncés, une vieille antienne fait son retour. L’accord de gouvernement prévoit en effet une étude sur le rôle du permis de conduire à points, à la demande des socialistes flamands. Le principe n’est pas neuf et figure dans la loi depuis le début des années 90, mais aucun gouvernement n’avait pu le mettre en œuvre. Rappelons qu’en 2018, le ministre Bellot avait commandé une étude à ce sujet mais sa demande n’avait pu trouver de suite. Parmi les obstacles à sa mise en place, la complexité institutionnelle du pays qui voyait le partage de la compétence entre le Fédéral et les Régions.

La volonté affichée est ici de réactiver le projet, mais de manière très ciblée et qui viserait uniquement les conducteurs récidivistes, ainsi que “les infractions qui sont habituellement traitées avec perception immédiate”, peut-on lire dans l'accord. Même si les contours demeurent flous, pas question dans ce cas-ci d’un système à la française où chaque infraction retire des points d’un quota à tous les conducteurs.

La mise en place d’un gouvernement de plein exercice va aussi rendre possible la simplification du Code de la route, dans les cartons du ministère de la Mobilité depuis la précédente législature.