Le roi Albert II a indiqué ce lundi que les résultats ADN montrent qu'il est bien le père biologique de Delphine Boël.

Dans le communiqué envoyé par les avocats du Roi, il est stipulé que "même s’il existe des arguments et des objections juridiques pour justifier le fait qu’une paternité légale n’est pas nécessairement le reflet d’une paternité biologique et que la procédure adoptée lui paraît contestable, le roi Albert a décidé de ne pas les soulever et de mettre un terme dans l’honneur et la dignité à cette procédure pénible".

Il y est également précisé que "le roi Albert tient à faire observer que, depuis la naissance de Madame Delphine Boël, Il n’a été mêlé à aucune décision familiale, sociale ou éducative quelconque relative à Madame Delphine Boël et qu’il a toujours respecté le lien qui existait entre Madame Delphine Boël et son père légal. Plus de quarante ans plus tard, Madame Delphine Boël a décidé de mettre fin à son lien légal et socio-affectif avec son père et de changer de famille. Et cela au travers d’une procédure longue, douloureuse et qui s’est révélée judiciairement contradictoire. Cette procédure n’a pas respecté la vie privée des parties. Respectueux des institutions judiciaires, le roi Albert s’est abstenu pour sa part d’intervenir dans les débats hors des prétoires. Voilà pourquoi, Il a décidé de réagir et d’expliquer sa position dans cette affaire".

"Il est miné"

Albert II est impliqué dans une procédure judiciaire pour reconnaissance de paternité depuis plus de cinq ans. "Il est miné", avait confié l'un des conseils du roi. "Il souffre énormément de cette procédure."

En décembre dernier, la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi d’Albert II, contre deux arrêts de la cour d’appel de Bruxelles qui étaient favorables à la jeune femme. Ils deviennent donc définitifs.

Le premier arrêt disait que Jacques Boël n’était pas le père de Delphine. Ce point était évidemment un préalable pour pouvoir lancer une procédure en recherche de paternité.

Le deuxième arrêt disait qu’Albert devait - immédiatement, donc avant l’arrêt de cassation rendu - se soumettre à un prélèvement ADN mais que ses conclusions ne seraient pas divulguées à ce stade de la procédure.

Albert II s’était soumis à ce test. La Cour de cassation avait validé le prélèvement précoce de cet ADN, estimant qu’il y avait urgence et qu’un tel prélèvement était préférable à un éventuel test post mortem.

Pas de commentaire du Palais

De son côté, le Palais royal se tient à sa ligne depuis le début de cette affaire et ne fait aucun commentaire.