Pour ce dernier, "les travailleurs doivent pouvoir choisir" alors que peu d'informations ont filtré concernant les nouveaux vaccins. Cette réaction fait suite à l'intervention de M. Fredericq au journal de RTL-TVi la semaine dernière évoquant le souhait d'obliger le personnel soignant à se faire vacciner. "Nous ne sommes pas contre le fait d'être vaccinés. Aujourd'hui, ce n'est pas la science que nous remettons en cause mais bien la méthodologie et la précipitation liée à cette méthodologie. Il faut en moyenne entre trois et huit ans pour mettre un médicament ou un vaccin sur le marché. Ici, cela a mis sept mois. Je pose donc la question, est-on certain qu'il n'y a aucun risque pour une femme enceinte en sachant que la grossesse dure neuf mois? On ne peut pas l'affirmer", a précisé M. Roosens.

Pour le président wallon du SLFP-ALR, "c'est immonde de faire culpabiliser le personnel qui ne souhaite pas se faire vacciner immédiatement". "En tant que représentant du personnel, je comprends que des gens se posent la question du recul par rapport à ce qu'on sait de ces vaccins. Que sait-on sur la pérennité? Sait-on combien de temps on est immunisé? Les seules personnes qui se montrent rassurantes sont les patrons des firmes pharmaceutiques."

"Nous voulons des garanties de la part du pouvoir politique que ce vaccin ne sera pas obligatoire", a souligné M. Roosens. "Nous avons d'ailleurs écrit un courrier au gouvernement wallon. Nous n'avons pas assez de recul et d'informations à propos de ces vaccins. Si on l'impose, nous irons devant les plus hautes juridictions pour contrer cette mesure. Nous défendrons la liberté individuelle au niveau international si cela s'avère nécessaire", a-t-il encore prévenu.