Le CD&V en avait fait une condition sine qua non de sa participation à la majorité. Pas question que les chrétiens-démocrates flamands acceptent la proposition de loi qui dépénalise totalement l’avortement et l’autorise jusqu’à 18 semaines de grossesse (contre 12 actuellement).

Ce texte, soutenu par des députés socialistes, libéraux, écologistes, Défi et PTB, est pourtant au bout de son parcours parlementaire…. Dans un geste d’apaisement, et pour s’assurer que le CD&V embarque dans le giron de la Vivaldi, les sept partis qui la composent (PS, SP.A, MR, Open VLD, Écolo-Groen et CD&V) ont convenu, le 16 septembre, de renvoyer la proposition de loi qui assouplit les conditions de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en commission de la Justice de la Chambre. On gagnait du temps, sans résoudre le problème : le texte (qui n’a pas de majorité du côté flamand) est en état d’être voté en plénière.

Pas l’ombre d’une possibilité…

Comment la Vivaldi s’en tire-t-elle ? Les partis s’engagent à aboutir à un consensus sur les matières éthiques "avec un respect réciproque pour les points de vue de chacun" avant de prendre des initiatives législatives dans ces matières. Et pour les propositions IVG pendantes à la Chambre ? L’examen sera poursuivi en commission Justice mais "après qu’un comité scientifique multidisciplinaire, désigné par les partis au gouvernement, aura mené une étude et une évaluation de la pratique et de la législation". Autant dire que ce n’est pas pour demain. Et quand les travaux parlementaires reprendront, ce sera "de manière constructive pour qu’un consensus se dégage entre les partis du gouvernement". Dans l’attente, il convient "de ne pas procéder au vote". Pour être clair : il n’y a pas l’ombre d’une possibilité que le texte actuel devienne une loi sous la Vivaldi. Tant que le CD&V en fera partie, en tout cas.