Ce mercredi 8 janvier, le secteur des titres-services organisera la première grève traditionnelle de l'histoire.

Les travailleurs du secteur des titres-services entameront un mouvement de grève inédit mercredi afin de réclamer une hausse des salaires. Une action est également programmée à Bruxelles le lundi 13 janvier. Les quelque 145.000 aides-ménagères et employés dans des ateliers de repassage, payés en titres-services, demandent une hausse salariale de 1,1%, conformément à l'accord interprofessionnel de début 2019. Les employeurs ne souhaitent pas une augmentation sous cette forme. Une tentative de médiation n'a pas débloqué la situation pour le moment.

Les syndicats ont mené plusieurs actions à l'automne dernier auprès de plusieurs grandes sociétés de titres-services. Mais désormais, le syndicat CSC Alimentation et Services appelle les travailleurs du secteur à se mettre en grève ce mercredi et à rester chez eux. "C'est un moment historique", souligne la présidente de l'organisation Pia Stalpaert.

Selon le syndicat chrétien, plus de 600 employés ont déjà manifesté leur volonté de participer à la grève. "Les inscriptions continuent", poursuit la CSC.

Des "cafés de grévistes" seront par ailleurs organisés au niveau local, notamment à Bouge, Charleroi, Mons et Tournai.

La FGTB, qui réclame également une meilleure rémunération pour les travailleurs du secteur, prévoit une action à Bruxelles le lundi 13 janvier prochain. "L'enjeu est de taille", ajoute le syndicat socialiste. D'après lui, la demande de hausse salariale est "totalement légitime et justifiée" alors que le salaire moyen dans le secteur est de 11,50 euros brut par heure. "Néanmoins, les employeurs refusent d'aller au-delà d'une prime nette unique d'à peine plus de 65 euros pour deux ans", déplore la FGTB.