"Rendre les chiffres publics serait dommageable pour la santé publique", selon Sciensano, cité dans Het Laatste Nieuws mardi. L'agence craint que les gens évitent certains hôpitaux avec des taux de mortalité plus élevés, ce qui ferait déborder les "meilleurs".

La députée Frieda Gijbels (N-VA) s'est rendue devant la Commission de l'accès aux documents administratifs avec ces arguments. Dans un avis complet publié début octobre, cette commission indépendante balaie tous les arguments de Sciensano. "Qu'il y ait un risque de tirer de fausses conclusions de cette information ne peut pas automatiquement signifier que la santé publique serait mise en danger", peut-on lire. "Il ne suffit pas qu'il y ait un risque imaginaire."

Sciensano a bien pris connaissance de cet avis mais refuse de livrer ces chiffres encore jusqu'à aujourd'hui, et ce pour les même arguments. "Je trouve cela choquant", note Mme Gijbels, soulignant que cette information "d'intérêt général" pourrait "nous apprendre beaucoup". "L'intention n'est pas de pointer du doigt les médecins ou les hôpitaux."