Selon ce sondage mené entre le 28 août et le 2 septembre sur un échantillon de 1.303 électeurs, une part inédite des Belges, 24 %, souhaite désormais un divorce, versant dans le séparatisme.

Comme d'autres avant lui, ce sondage relève aussi qu'il n'y a pas de majorité pour une scission pure et simple du pays. Seuls 28 % des Flamands y sont favorables, contre 18% des Wallons et 17% des Bruxellois interrogés.

Par ailleurs, 56% des sondés estiment qu'il ne sera pas possible à l'avenir de préserver un pays uni. Ce sentiment est élevé en Wallonie (58%) et en Flandre (56%); un peu moins à Bruxelles (46 %).

Autre enseignement: 48% des sondés sont favorables au statu quo des compétences réparties entre le fédéral et les Régions, pour d'opinions 38% défavorables et 14% sans avis. Une très forte différence se marque à ce sujet dans les régions: seulement 38% des Flamands sont favorables au statu quo, pour 60% des Bruxellois et 62% des Wallons.

L'enquête désigne aussi la N-VA comme responsable de la crise actuelle, à 31%, devant le PS (10%) et le MR (9%).

Enfin, en Flandre, les intentions de vote donnent une majorité au duo nationaliste, Vlaams Belang en tête (27%) devant la N-VA (23,3%). Côté francophone, le PS est en tête (26,4%) devant le MR (24) et le PTB (15,3%).