Quelque 85% des Belges ont l'intention de partir en vacances (minimum une nuit hors domicile) dans les prochains 24 mois, ressort-il vendredi du Travel Intentions Dashboard, "radiographie" des intentions de voyage des Belges, publié par le Fonds de garantie voyages.

Le budget des vacances augmente de 11,5% par personne et la France, l'Espagne et les Pays-Bas se rangent parmi les destinations favorites. L'incertitude provoquée par l'épidémie de coronavirus à travers le monde et les perspectives offertes par les "bons à valoir Covid-19", ont mené 35% des Belges à reporter leur voyage à 2021. Les Belges qui comptent encore partir en 2020 le feront plutôt fin août et en automne. Ainsi, pour l'été, une bonne partie du mois de juillet se déplace vers la dernière quinzaine du mois d'août, ce qui est atypique pour la Belgique.

Autre constat: 14% des Belges comptent passer leurs vacances en Belgique, contre 10% avant la crise sanitaire. La popularité des destinations européennes est en augmentation constante, les Pays-Bas affichant la plus forte hausse et rejoignant le top trois, après la Belgique et la France, qui reste la destination préférée des Belges.

Les voyages en avion et en autocar perdent de leur popularité au profit de ceux en voiture. Si 39% des Belges ont l'intention de prendre l'avion pour rejoindre leurs destinations de vacances, la peur des grandes foules pousse un grand nombre de personnes à préférer les aéroports régionaux de Liège, Anvers ou Eindhoven, où les files d'attente aux postes de contrôle seraient moins longues.

Même si les hôtels et les auberges de jeunesse perdent de leur intérêt, un voyageur sur deux continue d'opter pour des vacances à l'hôtel. Les autres préfèreront un déplacement vers les campings ou louer une villa, un appartement ou un chalet. Un nombre croissant de personnes indique par ailleurs posséder et préférer leur seconde résidence pour leurs vacances.

Le Belge, qui est désormais prêt à débourser 893 euros par personne pour son escapade, soit une augmentation de 11,5% par rapport à février 2020, indique vouloir passer des vacances plus actives, axées sur la randonnée, la course à pied et le vélo.

L'augmentation des réservations de vacances en ligne est, selon Pierre Fivet, porte-parole de l'Association belge des tour-opérateurs (ABTO), révélatrice de la modification des habitudes et des comportements d'achat des Belges à la suite de la crise sanitaire.

Depuis la faillite de Thomas Cook et l'épidémie de coronavirus, l'assurance contre l'insolvabilité financière est plus que jamais perçue comme une évidence. Selon l'ABTO et le Fonds de garantie voyages (GFG), les voyages réservés par l'intermédiaire d'un organisateur de voyages offrent cette tranquillité. En cas de faillite, non seulement les frais des réservations actives sont couverts par les assurances de l'organisateur, mais sont également couverts les bons à valoir, tels que ceux émis en raison de la crise Covid-19.

Ces résultats sont tirés du GFG Travel Intentions Dashboard que publie, pour la deuxième fois de l'année, le GFG, en collaboration avec l'ABTO, et l'institut d'études de marché et d'audit marketing GfK. L'idée est d'analyser quatre fois par an les intentions de voyage des Belges dans les 24 mois suivants.

Les Belges privilégieront la voiture pour partir en vacances cette année

Les Belges qui veulent encore partir en vacances cette année optent généralement pour des destinations proches au sein de l'Europe, qu'ils rejoindront en voiture, ressort-il vendredi d'un rapport réalisé par le Fonds de garantie Voyages, l'Association belge des tour-opérateurs (ABTO) et la société d'études de marché GfK, qui examine les intentions de voyage des consommateurs.

Les Belges restent prudents en raison de la crise du Covid-19. Ceux qui projettent de partir envisagent plutôt de le faire à la fin du mois d'août ou à l'automne. Certaines personnes qui prennent habituellement leurs vacances pendant les deux premières semaines de juillet choisissent cette fois la seconde quinzaine du mois d'août, ce qui est "atypique pour la Belgique", selon le porte-parole de l'ABTO, Pierre Fivet.

Les destinations européennes ont la cote, avec 72% des intentions de voyage, contre 67% avant la crise. Les recommandations du gouvernement de ne pas quitter le pays ont eu de l'effet: 14% des répondants envisagent de rester en Belgique, contre 10% avant l'épidémie.

Le coronavirus influence aussi nos modes de déplacement. La proportion de personnes qui choisissent de voyager en voiture passe ainsi de 36% à 46%. Les vacances en avion baissent de 45 à 39%, même si ce pourcentage reste élevé, estime l'ABTO. Les Belges sont plus nombreux à vouloir organiser leur départ à partir de plus petits aéroports régionaux.

La bonne nouvelle pour le secteur, durement touché par la crise, c'est que les Belges sont prêts à dépenser 893,5 euros par personne pour leurs vacances, soit 11,5% de plus. "Voyager reste une nécessité pour laquelle nous sommes prêts mettre la main au portefeuille, malgré les mauvaises perspectives économiques et la menace de chômage", analyse Pierre Fivet.

Un échantillon représentatif de 858 Belges a été interrogé mi-mai pour établir ce rapport.