Dans la lutte contre le coronavirus, le renforcement de la coopération internationale "afin de garantir l'accès de tous les pays au matériel médical et aux traitements contre le virus" emporte ainsi 66 % des suffrages des sondés, loin devant l'action unilatérale "afin de privilégier les intérêts nationaux" (24 %). 

Même tendance quant à la meilleure méthode pour contrer les impacts sociaux engendrés par la crise sanitaire, 61 % des sondés misant sur le renforcement de la sécurité sociale plutôt que sur sa mise à la diète (9 %). 

L'accessibilité au plus grand nombre fait aussi la majorité lorsqu'il s'agit d'aborder le volet thérapeutique, avec pas moins de 80 % de soutien à l'inscription d'un vaccin contre le coronavirus dans le domaine public, et ce, sans brevet "Si l'on prend les questions centrées sur la lutte contre le coronavirus et les politiques de santé en général, on a quand même les deux tiers des Belges qui pensent que la priorité est de renforcer la coopération internationale alors que moins d'un quart pense qu'il faut privilégier les intérêts nationaux. 

Par rapport à cette tendance au repli sur soi que l'on constate depuis la crise de 2008, on voit là une majorité très large en faveur de la solidarité internationale", analyse Arnaud Zacharie, le secrétaire général du Centre national de coopération au développement CNCD-11.11.11. "Ce qui frappe aussi, c'est l'importance accordée à la protection sociale pour amortir les chocs". Il note en outre l'absence de différences significatives en fonction des Régions. "Le Flamand pense la même chose que le Bruxellois et le Wallon".