Il s'avère en outre que la première lettre du vaccin qui sera administré à ce moment-là est toujours indiquée dans le système à côté des heures d'injection, ce qui via quelques clics, permet en fait de choisir le vaccin que l'on y recevra. "Il est vrai que le système Doclr (par lequel passent ces réservations, NDLR) fait référence aux lettres des types de vaccins", confirme Fatima Boudjaoui, porte-parole de la Commission communautaire commune de Bruxelles (Cocom), qui gère la campagne de vaccination. "Savoir cela peut en effet influencer les gens à demander un autre rendez-vous ou vaccin."

"Nous n'avons pas configuré le système de réservation de cette manière. Les lettres des vaccins y figurent par défaut", explique Inge Neven, coordinatrice de l'équipe d'inspection d'hygiène de la Cocom.

Cette possibilité de faire du "shopping aux vaccins" est étonnante car, depuis des mois, le but des autorités est totalement opposé. "Le shopping aux vaccins est et reste impossible, nous avons trois vaccins qui sont considérés comme de bons vaccins médico-scientifiques", disait ainsi encore en mars dernier Dirk Ramaekers (KU Leuven), président de la taskforce vaccination. C'est alors que les premiers problèmes concernant le vaccin d'AstraZeneca ont commencé à faire surface.

A partir de lundi, Bruxelles délaissera toutefois le système fédéral de réservation Doclr et lancera son propre Bruvax.